Sur le cœur de Lili

Quand ils ne sont pas là…

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Quand ils ne sont pas là, mon cœur pleure. Il pleure de toute cette solitude qui ne m’apporte rien. Il pleure de tout cet amour dont je suis privée, de tous ces câlins et ces bisous, ces rires, ces « maman je t’aime »…

Quand ils ne sont pas là, je ne profite qu’à demi-mot de cette liberté provisoire. N’avoir à penser qu’à soi est un luxe oui mais cela a un prix. Car ce sont eux ma richesse, mes trésors. Ce sont mes moteurs, mes étoiles filantes, mes soleils flamboyants.

Quand ils ne sont pas là, je pense à tout ce que je rate. Toutes ces petites aventures qu’ils vivent et dont j’ignorerai tout. Toutes ces gourmandises devant lesquelles leurs yeux ont pétillé de joie. Tous ces moments de jeu et de découverte dont ils ont pu profiter. Tous ces moments où ils ont besoin d’un câlin, d’un petit nid de réconfort, là, juste dans mes bras.

Quand ils ne sont pas là, je n’ai pas l’impression de vivre. Je ne fais qu’attendre le moment où je les reverrai, où je pourrai les serrer dans mes bras, les embrasser. Ne pas sentir leur chaleur, leur odeur, entendre leurs voix, leurs bruits, est un manque qui me tord les tripes.

Quand ils ne sont pas là, j’ai l’impression d’être punie. J’avoue sans honte ma jalousie. Lui est avec eux et profite de tous ces moments fabuleux pendant que moi je suis ici, coincée à travailler. Une certaine amertume se présente quand je pense à toutes ces choses que je n’ai pas faites quand lui n’était pas là, quand il travaillait, pour qu’il ne manque pas ces aventures en famille qui ne se produisent qu’une fois.

Quand ils ne sont pas là, je lutte contre la tristesse infinie de ne pas vivre tous ces instants avec eux. Ces instants qui ne reviendront jamais. Ces souvenirs que nous n’aurons pas ensemble, ces photos que je n’aurais pas pu faire.

Quand ils ne sont pas là, j’inspire leur odeur sur leurs vêtements. Je regarde mille photos et vidéos, pour les voir, les entendre. J’erre dans la maison en suivant leur empreinte, comme si un bout de leur âme était restée avec moi.

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Quand ils ne sont pas là, je pense à ma maman, qui a vu quitter le nid ses 4 enfants. Je m’imagine trop facilement le déchirement de son cœur. On a beau les voir grandir, comme on dit ce seront toujours nos bébés. On se rappellera toujours de quelques détails de nos grossesses, de nos accouchements, de ces petits bébés dont nous avons pris soin comme de précieux trésors si fragiles. On se rappellera toujours de toutes ces étapes qu’ils ont franchies en grandissant et qui nous ont tant émerveillées. Car tout ça est gravé, là, dans nos cœurs de parent.

Quand ils ne sont pas là, ils me manquent.

J-3

💙👨👦👶💙

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