Sur le cœur de Lili

Courir après le temps…

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Wow ! J’ai l’impression que cela fait 10 ans que je ne suis pas venue écrire là. Comme une aventure qui se serait terminée avant même d’avoir vraiment commencé.

Merci au rythme effréné, aux week-ends surchargés, aux enfants très prenants, au mari qui change d’activité, aux douleurs et à la fatigue qui reviennent…

Depuis plusieurs semaines, j’ai l’impression de courir constamment après le temps. Les journées passent à une vitesse phénoménale et j’ai à peine le temps de me retourner que pouf ! c’est déjà le jour d’après qui commence.

Le quotidien est parfois très dense pour une maman. Je ne vais pas rentrer dans le détail, vous connaissez toutes ça. Je ne ferai même pas allusion aux mamans détendues et pomponnées qui gèrent leur quotidien d’une main de fer sans même défaire un peu leur brushing, on sait toutes que c’est un mythe ! (hein, c’est un mythe…!??)

Et puis nous avons toutes des particularités qui nous en rajoutent chaque jour. Il y a celles qui ont des enfants malades, celles qui aident les autres, celles qui veulent que tout soit parfait, celles qui vivent seules, celles qui ont des problèmes de santé… Et on a même la « chance » de cumuler plusieurs de ces particularités parfois. Bah oui, quitte à se compliquer la vie, autant ne pas faire les choses à moitié.

De mon côté, je suis en plein régression niveau fibromyalgie. Bah oui, le naturopathe qui m’avait accompagnée au stage de jeûne l’avait dit. Si on ne change pas ce qui nous rend malade ou malheureux, ça ne sert à rien de se soigner. Le mal sera toujours là.

Alors j’ai quand même changé quelques mauvaises habitudes et j’en ai pris quelques bonnes. Mais je suis une usine à stress. C’est pour ça qu’aujourd’hui je me retrouve à faire 2 séances de kiné par semaine pour essayer de détendre mon dos. « Oh mais vous êtes toute contracturée ! » Merci l’info madame.

Le fait de lutter et de jongler ne me réussit pas. Je lutte contre mes besoins et mes angoisses car je culpabilise pour tout et tout le temps et je jongle avec toutes ces choses à faire qui tournent continuellement dans ma tête. Que ce soit à la maison ou au travail, je cogite à tout ce que je dois faire, devrais faire ou faire mieux. J’essaie de faire ce puzzle géant dont le dessin change tout le temps.

Difficile pour moi de trouver des moments de détente et de relaxation. Des moments pour souffler. Respirer. Ne pas penser. Lâcher prise.

J’aimerais trouver la recette miracle pour trouver cet équilibre mais il est pour l’instant compliqué d’aménager tout ça.

Dans un mois, mon CDD se termine, je vais m’accorder une pause avant de rechercher un boulot nécessaire à notre survie financière mais pourtant si dur à assumer. Je rame à supporter le rythme. Entre nounou, boulot, courses, école, maison, repas, linge… oh et puis crotte, j’avais dit que je ne détaillerai pas. Enfin vous voyez ce que je veux dire. Je me sens parfois si ridicule de ne pas arriver à gérer tout ça alors que les autres le font.

Là j’entends parfaitement mon Bio-man me dire « Les autres ? Quels autres ? Donne moi un exemple ! »….. bah oui mon mari a raison, c’est bête de se comparer aux autres. Mais quelque part, il ne faut pas oublier que notre rôle est prédéterminé. Nous les femmes, nous devons assumer les enfants et tout ce qui va autour, nous devons gérer la maison, le ménage et tout et tout, nous devons être au top de notre forme, nous pomponner, nous occuper de notre amoureux, travailler avec le sourire alors qu’on est moins bien payées…. etc etc…

Bref, je sais que le temps, ça se prend. Mais comme j’ai dit à mon Bio-man hier soir : « Quand je me repose, je ne fais pas autre chose ». Bah oui, les choses ne se font pas toutes seules. Mais dites moi à quand la baguette magique pour ménagère qui permettrait d’animer aspirateur-balai, panier à linge et jouets qui trainent partout un peu comme dans la Belle au Bois Dormant……???

Aller haut les cœurs ! Demain sera un autre jour. Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Après la pluie, le beau temps. Enfin toutes ces expressions inutiles qui clôturent bien un petit pavé de pensées égarées d’une femme désespérée.

Sur le cœur de Lili

Quand ils ne sont pas là…

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Quand ils ne sont pas là, mon cœur pleure. Il pleure de toute cette solitude qui ne m’apporte rien. Il pleure de tout cet amour dont je suis privée, de tous ces câlins et ces bisous, ces rires, ces « maman je t’aime »…

Quand ils ne sont pas là, je ne profite qu’à demi-mot de cette liberté provisoire. N’avoir à penser qu’à soi est un luxe oui mais cela a un prix. Car ce sont eux ma richesse, mes trésors. Ce sont mes moteurs, mes étoiles filantes, mes soleils flamboyants.

Quand ils ne sont pas là, je pense à tout ce que je rate. Toutes ces petites aventures qu’ils vivent et dont j’ignorerai tout. Toutes ces gourmandises devant lesquelles leurs yeux ont pétillé de joie. Tous ces moments de jeu et de découverte dont ils ont pu profiter. Tous ces moments où ils ont besoin d’un câlin, d’un petit nid de réconfort, là, juste dans mes bras.

Quand ils ne sont pas là, je n’ai pas l’impression de vivre. Je ne fais qu’attendre le moment où je les reverrai, où je pourrai les serrer dans mes bras, les embrasser. Ne pas sentir leur chaleur, leur odeur, entendre leurs voix, leurs bruits, est un manque qui me tord les tripes.

Quand ils ne sont pas là, j’ai l’impression d’être punie. J’avoue sans honte ma jalousie. Lui est avec eux et profite de tous ces moments fabuleux pendant que moi je suis ici, coincée à travailler. Une certaine amertume se présente quand je pense à toutes ces choses que je n’ai pas faites quand lui n’était pas là, quand il travaillait, pour qu’il ne manque pas ces aventures en famille qui ne se produisent qu’une fois.

Quand ils ne sont pas là, je lutte contre la tristesse infinie de ne pas vivre tous ces instants avec eux. Ces instants qui ne reviendront jamais. Ces souvenirs que nous n’aurons pas ensemble, ces photos que je n’aurais pas pu faire.

Quand ils ne sont pas là, j’inspire leur odeur sur leurs vêtements. Je regarde mille photos et vidéos, pour les voir, les entendre. J’erre dans la maison en suivant leur empreinte, comme si un bout de leur âme était restée avec moi.

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Quand ils ne sont pas là, je pense à ma maman, qui a vu quitter le nid ses 4 enfants. Je m’imagine trop facilement le déchirement de son cœur. On a beau les voir grandir, comme on dit ce seront toujours nos bébés. On se rappellera toujours de quelques détails de nos grossesses, de nos accouchements, de ces petits bébés dont nous avons pris soin comme de précieux trésors si fragiles. On se rappellera toujours de toutes ces étapes qu’ils ont franchies en grandissant et qui nous ont tant émerveillées. Car tout ça est gravé, là, dans nos cœurs de parent.

Quand ils ne sont pas là, ils me manquent.

J-3

💙👨👦👶💙

Un peu de nous

Best of the perles

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Étant parents, on a tous entendu des choses saugrenues ou hilarantes. Emplis d’innocence et de candeur, nos petits bouchons savent faire mouche avec leurs mots à eux.

Alors entre mignonitudes et fous rire, voici un florilège de nos petites perles à nous sur ces 2 dernières années.

💬 Cahouète : « Peut être que le bébé il va vouloir sortir par ta bouche. Mais il va se faire mal avec tes dents. »

💬 Aujourd’hui, je mets une jupe. Cahouète me voit, ses yeux s’écarquillent et il me dit, tout émerveillé :
« Ouah, maman tu es trop belle avec ta belle robe. Tu veux te marier avec moi ? »
Il attrape mes deux mains et me fait déambuler comme une princesse.
Il a tout compris aux femmes.

💬 Cahouète : « Un yougue, c’est un animal avec des griffes, des poils sur les cheveux, le nez sur la bouche, un œil sur le nez, il est vert comme Hulk, non en fait multicouleurs, qui porte des lunettes, avec les deux bras et les deux jambes sur la tête, les fesses sur les tétés, la bouche sur les bras. C’est un animal très rigolo que les gens ils rêvent de lui. Mais en fait c’est pas un cauchemar parce que il est très gentil »

💬 « Chère Princesse Maman, je organise une fête pour toi. Papa le Prince sera bientôt là. On était très bien à cette fête et du coup, on était très bien. Signé : Fête de l’école »

💬 « Maman, à l’école, c’est trop cool, avec la maîtresse on a mis de la musique sur le tableau parce que c’est un tableau numéritique ! Et est ce que le mien il est numéritique ? Noooon ? Alors il est pas cool. Celui à l’école il est trop génial, on peut même regarder les photos du nordinateur dessus. C’est trop coooool »

💬 En rentrant de l’école, Cahouète se met carrément à pleurer de désespoir :
« Mais en fait j’ai tellement faim que je vais mouriiiiiiiiiiiiir !! »
2 minutes plus tard après avoir été sauvé par une tranche de pain de mie, il entend son petit frère gazouiller. En ce moment, ça donne à peu près ça : « aaaah prrrr trrrrr ah crrrrr beeeuuh euuuuuh zeeeuuuh prrrrr » le tout dans une tonne et demi de bavouille. Il me dit :
« Ah mais en fait Châtaigne il parle anglais ! » Mdr

💬 Cahouète reçoit une carte d’invitation de la petite voisine, il est ultra content, colle la carte contre sa joue en souriant… Il lui fait un dessin avec plein de cœurs et quand je lui demande pourquoi, il me répond : « parce que je l’aime trop et que quand je serai grand, je la veux cette fille là »

💬 « Maman, je voulais te dire, il n’y a rien de plus beau que toi et il n’y a rien de plus doux que toi »

💬 Petite discussion de Noël :
« …et au matin, il y aura des merveilles au pied du sapin.
– Mais moi je n’ai pas besoin d’autres merveilles puisque je t’ai toi maman »

💬 Cahouète a fait une sortie scolaire au musée aujourd’hui. Je lui demande s’ils ont beaucoup marché :
« Bah non on y est allés en bus ! »

💬 À table, sujet d’actualité, on parle de la naissance des petits. Cahouète fait un dessin qui me représente allongée avec un gros bidou (dans lequel il y a Cahouète et Châtaigne en même temps lol) et à côté une dame de l’hôpital avec un masque devant la bouche.
Bio-man : « Ah c’est une dame docteur ?! »
Cahouète : « Non c’est des dames alors c’est des docturisses ! »

💬 « Qu’est ce que tu as mangé de bon ce midi Cahouète ?
– Alors au début il y avait des carottes et après j’ai mangé du chis parmentier et c’était très bon ! »

💬 « Maman, je voulais te remercier de me rendre aussi heureux »

💬 Cahouète me dit en souriant :
« Donne moi ton collier sinon tu n’es plus ma maman !
– Oh mais je serai toujours ta maman.
– Non je m’en irai très loin de toi !
– Tu ne pourras jamais partir très loin de moi.
– Eh je marche quand même ! »

💬 Cahouète prend l’accent marnais…
Nous lui demandons :
« La maîtresse, elle dit « rochè » ou « roché » ?
– Ben elle dit « pierre »…. »

💬 Cahouète regarde les Rebelles de la Forêt. Il arrive en courant avec son téléphone/calculatrice et me dit : « maman c’est une urgence, le méchant monsieur il attaque le n’ours !! » Moi : « oh mince vite appelle les secours !  » il part d’un air décidé, sourcils froncés, comme s’il allait sauver le monde et je l’entend : « Allô le méchant monsieur ? Tu arrêtes d’attaquer le n’ours sinon je vais te punir, te mettre au coin et ça va mal aller ! C’est bon t’as compris ? »

💬 Moment choupinou ce matin, Cahouète s’assoit près de nous après la tétée de Châtaigne et me dit en souriant et en tendant les bras : « C’est l’heure du câlin avec mon petit frère ! »

💬 « À l’école on a commencé un nouveau truc…. *air mystérieux*
– Ah qu’est ce que c’est ?
– C’est un truc que je ne peux pas te dire, c’est un secret ! *regard malicieux*
– Alors il ne faut pas que tu me le dises !
– Oui mais c’est pour la fête des mères !! *tout fier*
– Alors ne me dis rien, je veux avoir la surprise.
– Et oui ! *silence impatient, il se dandine*
– Qu’est ce qu’il y a ?
– Mais c’est que maintenant ça m’a trop donné envie de te le dire !!!!!
– OK détends toi, vas le dire dans ta chambre et reviens me voir. Ça va te faire du bien.
– Oui tu as raison, je vais le dire à mes peluches ! »

💬 « Cahouète, pourquoi tu mets ta main au-dessus de ta tête ?
– Je me fais de l’ombre ! »

💬 « Cahouète, comment veux-tu t’habiller pour l’anniversaire de ta copine ?
– Aaaaaah….. en beau goooooooosssssse ! »

💬 Argumentaire de Cahouète pour ne pas faire la sieste :
« Alors il faut qu’on en parle tous les deux parce que bientôt je ne serai plus un enfant alors il faut que tu en profites parce qu’après je devrai rester plus longtemps à l’école et tu auras moins de temps pour en profiter (…) si tu veux je peux regarder un dvd pour me reposer (…) il y a même des fois où je m’endors devant la télé et je me repose… »

💬 Cahouète : « Tu sais pourquoi je me jette sur Châtaigne ? C’est pour pas qu’il pleure. Bah oui c’est mon rôle. Je suis son grand frère. »

💬 Cahouète : « Maman, tu es jolie comme un arc-en-ciel. Non comme une pluie d’étoiles. Non comme une étoile filante ! Tu es ma douceur. Je t’aime »

Et la dernière en date :

💬 Cahouète : « Bah oui maman, c’est normal que tu manges une crème à la vanille. Regardes sur le papier du pot, il y a une fleur. Et toi tu es une fleur. Hein, Châtaigne, Maman c’est une fleur ?
Châtaigne : – Oui maman feur ! »

Comment ne pas fondre ?

😍

C'est chez nous !

Les petits bouquets

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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré aller à la cueillette des fleurs pour confectionner des petits bouquets. Toute toute petite déjà, je profitais de quantités de marguerites dans l’espace vert en bas de notre immeuble pour fabriquer des colliers et bracelets. J’essaie d’apprendre à Cahouète à en faire mais il n’accroche pas (surtout depuis que son petit frère a eu un toboggan pour son anniversaire, il y a des priorités voyons !).

Je trouve que s’il y a bien quelque chose qui peut égayer la déco d’une maison, ce sont les petits bouquets.  Au gré des saisons et des envies, on peut changer et apporter différentes touches de couleurs et de parfums. Ceux qui viennent de chez le fleuriste sont beaux aussi bien sûr. Mais je trouve que cela dégage une énergie particulière quand on le fait soi-même. J’aime aussi les agrémenter avec un joli vase, quelques feuilles de lierre ou des objets de décos qui s’harmonisent bien avec, comme un joli ruban par exemple. Le dernier vase que nous avons eu est celui où trônait voluptueusement la compo que mon Bio-man avait dégoté pour moi pour la St Valentin. Il est tout mimi, gris anthracite, brillant et pas très grand, ce qui permet d’y mettre des fleurs courantes avec des tiges de petite taille.

Depuis que nous habitons dans la Marne, avec ce graaaaand jardin, nous avons de quoi faire et c’est un vrai bonheur. Avec tout l’entretien que cela demande, on est bien contents de pouvoir en tirer différents profits. Cahouète a d’ailleurs déjà montré à son petit frère comment cueillir des petits bouquets de marguerites pour offrir à Maman (et se la mettre dans la poche par la même occasion).

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À cette période de l’année, les fleurs qui reviennent toujours, ce sont les primevères. Elles poussent comme des petites pastilles de couleurs flamboyantes pour annoncer le retour des beaux jours. Les petites restent bien sûr dans le jardin pour égayer les bordures mais nous cueillons les grandes pour en faire des petits bouquets.

Parfois, en rentrant à la maison, à la lisière d’une forêt ou au bord d’un champ, nous trouvons aussi notre bonheur. Lundi soir, je me suis arrêtée sur une route perdue en pleine forêt pour cueillir des petites fleurs blanches à longues tiges et d’autres violettes (dont j’avoue totalement ignorer les noms !). Assorties avec quelques coucous, cela a fait un petit bouquet tout mignon pour égayer la table de la salle à manger.

Cet après-midi, la pelouse va être tondue alors j’ai fait une petite excursion avec Châtaigne ce matin pour cueillir plein de coucous. Il était trognon avec son petit panier. Il n’osait pas cueillir lui-même les fleurs alors il me disait « Peci maman! » à chaque fois que je lui en donnais (j’adore entendre les progrès qu’il fait pour parler, avec sa petite voix toute mignonne).

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On oublie parfois que les choses les plus simples sont parfois les meilleures. Profitons de la nature autant que possible. Faisons la découvrir à nos enfants. Sortons nous gorger de soleil et d’air frais et doux. Dehors, nous avons mille merveilles à découvrir. Ramenons nos trésors dans nos maisons pour garder ce lien qui nous procure un souffle de vie.

Sur cette note poétique et profonde, je vous invite à aller cueillir des fleurs et à vous faire un petit bouquet. Sentez, respirez ce parfum.

🌸💐🌷🌻🌺

L'histoire de Lili

Le soleil après la pluie

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J’avais commencé cet article de manière assez classique avec un léger ton dramatique histoire de noircir encore un peu le tableau. Mais finalement plusieurs jours après, j’ai trouvé une meilleure façon de partager avec vous ce tournant qui a changé ma vie. Je vais vous le raconter comme si je me le racontais à moi-même. Certains diront que ça fait d’une pierre deux coups, une petite catharsis au passage… Ben je ne contredirai personne parce que mince-de-crotte-de-biquette, ça ne peut pas me faire de mal d’expulser tout ça.

Alors voilà, ma nénette, cela va faire 3 ans. 3 ans dans précisément 21 jours et quelques heures que le déclic a eu lieu. Qu’en rentrant du travail, tu as dû piler parce que la voiture devant toi a dû freiner etc…. et quand toi tu a cru que tu étais sauvée parce que tu avais réussi à t’arrêter, tu as juste eu le temps d’apercevoir cette Golf qui n’a rien vu et qui se jette de plein fouet dans ton coffre. Alors, comme c’est ton habitude de minimiser ce qu’il t’arrive, tu vas me dire que ce n’était pas un accident très grave et rien qu’un vilain coup du lapin (pourquoi mettre en cause ces petites bêtes si douces d’ailleurs ?). Mais tu sais cocotte, 3 ans après, que ce « petit » accident de voiture n’a pas été anodin.

Je te passe les détails de l’après accident. Minerve etc… tu étais là. Mais pour rappel, tu venais de retrouver un travail après des années à t’occuper de ton fils, qui allait alors sur ces 3 ans, et une lamentable tentative d’entreprenariat. Des années où tu t’étais cherchée, où tu as tellement voulu faire de ton mieux que tu t’en es épuisée moralement et physiquement. Tu as essayé de mettre des mots là dessus mais en vain. Et c’est alors que cet incident te touche de plein fouet (sans mauvais jeu de mots).

Et là, ça bascule… tout doucement. Encore affaiblie par l’accident, tu n’acceptes pas l’arrêt de travail tout de suite et tu te mets plus de pression pour essayer de garder un boulot qui te plaît plus que tout mais où tu enchaînes les CDD. Tu voudrais être la mère, l’épouse parfaite mais te pourris la vie toi-même avec des exigences inatteignables.

Dans les premiers jours de juillet, tu as un feeling…. Quelque chose se trame… tu as fait ce test. 2 fois. Tu as fait cette prise de sang. 2 fois. Et oui, il y avait bien une petite merveille qui poussait là, juste là. Bonheur, liesse et enchantement cohabitent avec le doute, les angoisses. Quel avenir professionnel quand on est en CDD et qu’on est enceinte……?

La grossesse démarre sur les chapeaux de roues avec nausées et vertiges. Avec ce tourbillon d’angoisses, certaines choses changent dans ton corps… Avec le recul, tu ne saurais même pas dire quand ça a commencé car c’est venu au fur et à mesure. Le temps passant, les maux se font ressentir de plus en plus fort.

Oui la douleur s’est installée pendant cette période de plusieurs mois. Sciatique, mal de dos…. des maux de grossesse paraît-il. Sauf que les cervicales en vrac depuis cette rencontre musclée avec cette Golf, tu as senti que tu devenais hypersensible à….. TOUT. Les contacts, les efforts, ton corps les a rejetés en force par le biais de ces douleurs incessantes et épuisantes.

Il n’a pas fallu très longtemps pour que cela se ressente dans ton travail bien sûr. Tu as vu tes chances s’envoler à mesure que tout devenait pénible et contraignant. Donc plus de travail…

Attendons que ce bébé naisse pour faire des plans sur la comète voyons ! Laissons le temps au temps… Mais non ! Cela aurait été trop facile. Tu as un mari qui te pousse à travailler depuis que tu as quitté cet autre job, il y a 3 ans, pour t’occuper de ton fils et cela a toujours été source de conflit.

Tout devient si compliqué. Le quotidien est lourd (et je ne fais pas allusion à ton état de grossesse avancé !) Chaque déplacement est une épopée. La moindre tâche du quotidien te paraît insurmontable. C’est à peu près là que tu as eu recours à tes « copines » comme tu les appelais. Des béquilles pour marcher…. D’abord une, puis deux. Oui mais c’était temporaire voyons. Après l’accouchement, tout cela rentrerait dans l’ordre. Ou pas…

Fin de grossesse en dents de scie avec une petite semaine tout frais payés à l’hosto à cause de reins fragiles, et puis finalement, après des mois d’échouage de baleine, le voilà, le petit trésor, ta petite Châtaigne ! Quel bonheur et quelle tempête dans ta vie !!

Tu as maintenant deux enfants à gérer. Cahouète est devenu grand frère et tu t’es donné du mal pour que cela se passe dans les meilleures conditions pour lui. C’est quand même un sacré changement et Cahouète l’hypersensible est à prendre avec des pincettes.

Le temps passe et tu es de plus en plus limitée dans ta vie. Tu ne te rappelles pas non plus quand précisément tout cela a pris une tournure vraiment noire. Entre deux, tu cherches de l’aide auprès de plusieurs médecins et une psychiatre t’a même envoyée dans les roses en plantant son regard dans tes yeux larmoyants et en te disant que tu n’avais pas de problème et qu’il suffisait d’aller à la piscine pour alléger ta vie. Aucune solution n’est apportée et de toute manière tant que tu allaites ma cocotte, tu ne peux rien faire. Ni faire d’examens, ni prendre de médocs.

Vaille que vaille ! Tu as quand même tenu 5 mois et demi à allaiter ce petit bout qui a fait grandir encore la taille de ton cœur. 5 mois et demi avec ces douleurs insoutenables, ces difficultés à marcher, ces douleurs partout et tout le temps !

Oui plusieurs fois, tu t’es dit que c’était n’importe quoi quand même. Tu avais mal au cuir chevelu quand tu mettais une pince dans tes cheveux, tu avais mal au genou si tu y apposais ton coude, tu ne pouvais pas tenir ton petit bébé plus de 5 minutes dans les bras sans que ceux-ci ne menacent de lâcher à tout moment. Tu te demandais même à quel moment la mouche qui va se poser sur ton bras va te faire souffrir. Ton corps t’a lâchée à maintes reprises. Le matin, au réveil quand il ne voulait pas se lever. Et pendant que tu te déplaçais, comme une mémé, quand tout à coup tes jambes se dérobaient. Ou encore quand simplement en respirant, en étant vivante, des douleurs lancinantes parcouraient ton corps. Ce corps, ce gros corps que tu as mal aimé. Que tu as maltraité pendant de nombreuses années, en lui imposant des choses absurdes et en l’ignorant quand il te lançait des signaux d’alarme.

Alors à la fin de cet allaitement, tu te lances dans la recherche de solutions. Naturellement, tu vas voir des médecins qui te prescrivent des examens et te donnent de la codéine, des dérivés d’opium, mais aussi et surtout des petits bonbons roses, des petits cachets du bonheur. Ces petites pilules qui sont sensées redonner de la couleur à ta vie. Tu en as essayé plusieurs de ces merdes. Plusieurs traitements pour masquer les symptômes de quelque chose que l’on ne sait pas nommer.

Et puis enfin tu n’étais pas dupe. Tu connaissais ces symptômes. Tu le savais au fond de toi depuis bien longtemps et elle te le disait aussi. Celle qui t’a donné la vie, la femme, le modèle de maman que tu voudrais être. Elle, elle en bave depuis tant d’années. Elle a mal, au corps et à l’âme.  Au début, tu ne comprenais pas ce qu’il lui arrivait. Ensuite, tu as compatis sans trop savoir quoi faire. Et puis maintenant que tu sais, tu pleures souvent car tu penses à tout ce que tu aurais pu faire avant pour la soulager ne serait-ce qu’un peu.

Alors un jour, comme elle te l’a conseillé, tu est allée voir son rhumato. Cet homme a su poser les mots qui t’ont permis de te dire enfin que tu avais le droit d’avoir mal, que ça n’était pas que dans ta tête…. Tu te souviendras toujours de ce moment où il a posé son diagnostic : la fibromyalgie.

C’est à partir de là que tu as décidé de te battre. D’abord, trouver des solutions pour aller mieux. Et puis se battre contre l’administration qui ne reconnait pas ce mix de pathologie/maladie/syndrome. On ne sait pas quoi en faire de cette fibromyalgie alors on la rejette et tant pis pour ceux qui en souffrent.

Tu as continué à prendre ce traitement de plus en plus lourd mais tu as essayé de nouvelles choses, ostéo, kiné, hypnothérapie… Tu marches toujours avec de grandes difficultés et tu commences même à monter ton dossier de travailleur handicapé. Bah oui, parce qu’en attendant, il faudra bien retourner bosser un jour !

Les mois passent et le soutien de ta famille est un souffle de vie. Tu prends, tu t’inspires de ce que l’on te donne pour essayer de sortir la tête de l’eau. Mais tout est trop bien installé, c’est dur. Très dur. La fibro a posé ses malles et ne veut pas repartir. Heureusement qu’il était là pour toi ton homme. Pas l’homme parfait, mais l’homme amoureux et intraitable qui ne veut plus que tu te perdes dans la douleur et la dépression. Il en a pris plein la figure lui aussi. Comment imaginer une vie de couple, une vie de famille heureuse et harmonieuse avec cette foutue fibro entre vous ? Quand il te prenait dans ses bras, il avait si peur de te faire mal. Lui qui n’a jamais supporté de te voir pleurer, il savait que le moindre câlin, la moindre caresse pouvait se transformer en torture.

Il y a beaucoup réfléchi ton amoureux. Ton Bio-man. Tu l’appelles comme ça car il aime ce qui est bon et ce qui est bio. Alors ce n’est pas dans la médecine qu’il va chercher des remèdes à tes douleurs. Et c’est tout seul comme un grand qu’il t’a organisé le séjour qui a retourné la situation à ton avantage. 7 jours rien qu’à toi, pour te soigner. 7 jours où il a pris des congés pour s’occuper des enfants, pour que tu partes l’esprit tranquille. Mais 7 jours pas n’importe où.

Grâce à tes proches qui ont fait pot commun, tu as pu participer à une semaine de jeûne. Encadrée par un naturopathe d’une grandeur d’âme inspirante et d’un groupe de personnes inoubliables, tu n’as pas mangé pendant 7 jours et cela a changé ta vie. En préparant ce voyage, tu n’espérais rien mais t’attendais à tout. Au pire, tu reviendrais inchangée mais tu aurais pris le bon air de Bretagne pendant une semaine. C’est ton homme qui te le dit.

Alors tu es partie et tu as fait cette expérience incroyable. Un petit miracle. Le matin du premier jour, tu as stoppé toute médication. Le troisième jour, tu n’avais plus mal.

Et pourtant, ce n’est pas faute de mettre ton corps à rude épreuve. Lui qui traînait la patte depuis des mois, qui se faisait si lourd et douloureux, tu lui fais marcher des kilomètres tous les jours (jusqu’à 11 !!) et tu ne lui donnes pas de carburant. Cette magie de la nature, comme je l’appelle, a alors opéré. Le corps est une machine extraordinaire. Quel état de grâce cette paix intérieure !!

Et tu es revenue, reconnaissante et toute nouvelle, prête à affronter le monde. Une nouvelle vie qui commençait, un corps à rééduquer. Pouvoir serrer ton amoureux dans tes bras sans souffrir, porter tes enfants, jouer avec eux, sourire, vivre et marcher encore et toujours, continuer dans ta lancée parce que ça a fait partie intégrante de ta renaissance. Quel bonheur !

Aujourd’hui, les douleurs sont un peu revenues mais tu as gardé cette énergie positive retrouvée. Tu te bats chaque jour pour la garder et la rendre plus forte. C’est elle qui te porte et t’encourage quand tu as un coup de mou. C’est elle qui t’envahit quand tu marches et qu’un souffle de vie et de liberté te parcourent.

A toi ma cocotte, qui t’es tant battue et qui n’a pas fini de te battre, bravo. A ton Bio-man, sans qui cela ne serait pas arrivé, à tes enfants, qui resteront toujours une source de courage, à tout ceux qui t’ont soutenue, aidée et encouragée : merci.

Et pour finir à elle, la fibro. La fibromyalgie, cette vieille dame cinglante qui cherche à détruire chaque parcelle de ton corps et de ton esprit. A elle, je lui dis merde.

✊⭐

Working girl

Télétravail et imprévus

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Aujourd’hui, je dois faire un constat. Il y aura définitivement toujours des plus et des moins à chaque situation.

Gérer sa vie familiale et sa vie professionnelle est pour toute maman un parcours du combattant. Quand mon patron m’a parlé de télétravail, c’était avant tout pour me permettre une certaine souplesse en cas d’imprévus divers et variés type enfant malade, nounou malade, voiture hs etc…(ce qui arrive bien plus souvent qu’on ne le voudrait et oui mon patron est très sympa !).

J’ai tout d’abord été un peu sceptique. Et puis en y réfléchissant, mon travail est parfaitement compatible avec ce mode de fonctionnement. C’était donc l’occasion de tester s’il était possible de garder Châtaigne tout en travaillant (bah oui, si on peut alléger les frais de garde, ça vaut le coup d’essayer !)

L’idée de me libérer du bureau afin que je puisse réduire mes heures de garde chez la nounou pour Châtaigne était fort réjouissante. J’ai donc tenté l’aventure en commençant par un jour par semaine. Il fallait bien entendu que je puisse être le plus efficace possible dans mon travail tout en étant une maman au top avec mon petit chou.

Alors mon bilan après un mois de télétravail partiel, c’est que c’est un confort indéniable. Ne pas avoir à embarquer Châtaigne, à peine réveillé, entétiné et doudouté, le déposer chez la nounou et repartir pour le bureau, et faire le tout en sens inverse le soir venu en allant aussi chercher Cahouète à la garderie, ça c’est chouette. J’ai constaté aussi que je suis plus concentrée et plus efficace dans mon travail. Alors level up pour l’épanouissement personnel !

Côté gestion du bambino, il y a des jours où c’est carrément idyllique. On s’installe tranquillement le matin. Châtaigne joue et déambule. Il est autonome, de bonne humeur et a bien compris que Maman doit travailler et ne peut donc pas se promener avec lui dans la maison, construire une tour géante ou faire faire la course aux petites voitures. Maman travaille en toute sérénité pendant que Châtaigne profite de ses jouets et de la maison.

Enfin bon, il ne faut pas rêver, il y a bien sûr des jours où les imprévus s’invitent à la fête et là, ça devient sportif. Ce matin, j’ai cumulé et j’ai donc un peu couru.

Ça a commencé par le bus qui était déjà parti quand Cahouète et moi sommes sortis de la maison (nouveau chauffeur, nouvel horaire… et je précise pour ceux qui se poseraient la question et s’apprêteraient à me traiter de mère indigne que l’arrêt de bus est à 50 mètres de la maison et que si Châtaigne dort, j’embarque toujours le babyphone avec moi). Donc changement de plan, réveil de Châtaigne en fanfare pour pouvoir emmener Cahouète à l’école pour 9h.

De retour à la maison, le petit et moi passons en mode « maman-travaille-à-la-maison » et attaquons la matinée. Je travaille et ne me lève que deux ou trois fois pour Châtaigne (« maman tato », « maman télé », « maman glouglou », ça va, y a pire !) Un peu plus tard, c’est l’heure de la sieste. À l’instant précis où j’allonge Châtaigne dans son lit, voilà que le bruit d’une tronçonneuse retentit juste à côté de sa fenêtre.Quel fabuleux moment pour tailler les arbres !! Je rassure le petit qui me dit entendre une moto (vision rigolote d’un mec qui taille un arbre avec une moto) et je maudis un peu le jardinier de la voisine mais je relativise. Châtaigne a toujours été une marmotte et je sais qu’il va quand même dormir.

Je retourne à mon poste. C’est là que le téléphone fixe a commencé à sonner. Pas moins de 7 fois en 2 heures…. Je ne peux que remercier les dizaines de « partenaires » EDF qui prennent à cœur l’état de l’isolation de notre maison ou de notre consommation énergétique (note à moi-même : s’inscrire sur un site de blocage d’appels de ce type…).

Et pour me finir, mon pc redémarre pour faire une mise à jour…… Bref, je le laisse faire le temps de me faire une infusion et c’est reparti.

Bilan de la matinée, j’ai quand même réussi à bien avancer dans mon travail et ça s’est bien passé avec Châtaigne.

Bien sûr, je sais que ce genre de choses peut arriver tous les jours mais je pense avoir trouver un bon rythme. L’idéal, je pense serait 3 jours de télétravail et 2 jours au bureau. Pour moi, c’est quand même important d’être en contact avec les collègues et l’entreprise. Et puis soyons honnête, ça fait souffler un peu des enfants d’avoir sa bulle à soi au travail.

Je ne sais pas ce que les prochains mois me réservent mais je suis contente de pouvoir faire cette expérience.

💻+🏠+👶=👍

 

Grandes étapes

Et de deux !

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2 ans !! Oui oui, déjà deux ans que notre Châtaigne est né, qu’il a poussé ses premiers cris et qu’il a définitivement scellé l’amour que nous lui portons.

2 ans qu’après presque 9 mois d’une grossesse en dents de scie, après quelques heures de travail remplies de contractions, en 5 minutes ce bébé est né, pressé de pouvoir s’épanouir et grandir encore.

2 ans que ce petit chou est venu bousculer nos acquis de parents d’un premier plus grand. Chaque jour, nous sommes forcés d’admettre que chaque enfant est définitivement une aventure unique.

Avec Cahouète, tout était si différent. Plus calme, plus réfléchi, il a parlé tôt, a marché tôt et nous a toujours autant épaté de sa maturité.

Avec Châtaigne, nous avons redécouvert notre rôle de parent. Il nous fallait gérer bien sûr 2 enfants et mais aussi ce tout nouveau petit garçon. Un peu (beaucoup) brutus, il aime prendre son temps. Il a marché vers 18 mois et s’est ensuite intéressé à la parole.

Aujourd’hui, il est toujours dans le contact et l’énergie débordante mais nous démontre souvent avec malice qu’il sait aussi être très doux et câlin tout en s’intéressant au vaste monde avec innocence et volonté. Très à l’écoute des autres, il se montre attentionné et touchant. Il est le premier à aller chercher un mouchoir quand son grand frère a un gros chagrin.

Son grand frère, c’est un mix entre son héro, sa source inépuisable de choses à imiter et son doudou qu’il serre tout contre lui. Châtaigne ne prend pas de gant parfois et Cahouète se laisse gentiment faire. Ils font la bagarre en douceur, font des dessins, se comprennent. Leur complicité grandissante est émouvante. Châtaigne sait bien montrer ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas.

Comme le dit souvent mon Bio-homme, c’est le sirop de la rue. Châtaigne aime être dehors, profiter du grand air et faire des promenades comme un petit explorateur. Il s’installe volontiers dans la poussette avec un ou deux jouets pour lui tenir compagnie (en ce moment, il se promène pas mal avec les Spiderman et Iron Man de son frère).

Ce petit coeur n’a pas fini de conquérir nos coeurs. Il sait bien nous faire craquer. Un sourire coquin, un regard tendre, un bisou sur la joue, ses petits bras autour de notre cou…

Bon anniversaire à ma tornade d’amour, mon soleil, ma douceur…

🎂

 

Grandes étapes

Petite souris

Et voilà, elle est tombée ! 

Chaque jour qui passe on se dit que le temps passe vite. On regarde nos petits bouts devenir des grands machins. Parfois en enfilant un pantalon ou une chaussette qui commencent l’un et l’autre à ne pas faire les fiers, on se dit : « wow ! Mais qu’il est grand ! ». 

Mais on a beau dire, ce sont les grandes étapes qui nous poussent le plus ! Les premiers sourires, les premières purées, les premiers pas, les premiers mots, la première rentrée à l’école…… Tout cela contribue également à nous faire grandir en tant que parent.

Voilà. 5 ans et demi et Cahouète perd sa première dent. Le cap est passé. À nous de vivre notre première aventure de la petite souris, notre première fois aussi. 

🐁

Un peu de nous

Le premier

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Le voilà, le petit, le tout doux, le premier billet que j’écris ici. Cela fait si longtemps que j’envisage de partager plein de choses avec mes mots, mes images que je ne savais pas bien par quoi commencer. Alors finalement, j’improvise, je laisse mes doigts parcourir le clavier et advienne que pourra.

Moi c’est Lili, maman de deux petits princes, Cahouète, bientôt 6 ans et Châtaigne, 2 ans. Je suis mariée depuis 7 ans à Bio-Man (pas celui en combi fluo, plutôt celui qui veille à ce que l’on use et abuse du bio à la maison!).
Nous vivons en Champagne depuis 6 ans (blop ! pschitttt !!) mais rêvons de bord de mer (affaire à suivre…).
Photographe et infographiste dans l’âme depuis loooooooongtemps (depuis toujours je devrais dire), je souhaite partager mes réflexions, mes expériences et mes découvertes sur la vie de famille, les enfants, les trucs de filles, le quotidien, le travail, le fun… enfin la vie quoi !

Voilà, il est fait, il est là. Le petit billet, le premier d’une longue lignée. Il prend fin comme il a commencé.

À très vite